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Poésie sous roche

  • Le Printemps des poètes à Cornier - Article du Dauphiné Libéré du 18 avril 2017


    C’est par un hommage émouvant à Claire Bethmont que Marie-Jo Thabuis, présidente de l’association, a débuté cette édition du Printemps des Poètes organisée par le Cercle des poètes retrouvés à la salle communale samedi après-midi. Sa disparition a en effet beaucoup marqué ses ami(e)s, qui ont tenu à maintenir sa présence en lisant ses poèmes, toujours très appréciés, lors de cette soirée poétique. Cette année, les poètes ont enrichi ce moment de poésie en exposant les peintures, dessins et photos de certains d’entre eux et en présentant les recueils parus en librairie pour d’autres membres de l’association.

    Après une présentation théâtralisée du thème de la séance -” D’ici ou d’ailleurs”-, les douze poètes ont pour dix d’entre eux déclamé leurs textes alors que Michel Berthod et Jean-Paul Cléret les interprétait en s’accompagnant à la guitare.

    Josette Tholomier, Madeleine Covas, Sylvie Domenjoud, Daniel Lévy, Denise Gal Sarni, Guillaume Riou, Solange Jeanberné, Marie-Jo Thabuis, Marcel Maillet et Sylvette Divizia Bayol se succédaient au pupitre pour évoquer les voyages, le monde, la mer, le ciel ou tout simplement des petits coins de France ou d’ailleurs.

    Cette représentation a eu lieu devant un nombreux public, où l’on notait la présence du maire Gilbert Allard, de son adjointe Franca Viviand et du maire honoraire de La Roche Michel Thabuis.

     

    printemps des poètes, Cornier, cpr,

  • Retour sur le festival de la langue française et de la francophonie "Lire sur la Colline"

    À l'occasion du festival Lire sur la colline 2017, Marie-Jo Thabuis, Solange Jeanberné, Claire Bethmont, Jean-Paul Cléret et Guillaume Riou étaient jury du concours de poésie.

    La remise des prix à Annecy (Seynod) s'est déroulée dans une ambiance conviviale. Les mots ont été mis en lumière avec brio par le comédien Alain Carré.

    Merci à la mairie déléguée de Seynod (commune nouvelle d'Annecy), à la Société des Auteurs Savoyards, au réseau Canopé et à SeynodMag :

     

     


    Seynodmag du 23 mars 2017 par SeynodMag

  • Les couleurs de mes souvenirs - Poème de Madeleine Covas

    Les couleurs de mes souvenirs



    Samarcande la rose dans un jour sans nuages
    Effaçait Tamerlan et ses hordes sauvages
    Et Venise la verte au fond de ses ruelles
    Fêtait le carnaval dans un monde irréel

    Mais Alep était bleue et regardait le ciel
    Et Alep riait dans les couchants vermeils
    Sa fière citadelle dressée dans le soleil
    Et son musée ouvert distillant ses merveilles

    La blanche Santorin se faisait Atlantide
    Jalousant un instant les belles cariatides
    Et la vaste Pékin dans ses sombres nuées
    Laissait mal respirer son peuple agglutiné

    Mais Alep dansait dans ses souks parfumés
    Faisant vibrer la vie en ses nuits étoilées
    S'efforçant d'oublier les sombres bruits de bottes
    Et les appels au meurtre se disant patriotes

    San Francisco chantait dans ses rues bariolées
    Gardant de son passé ses maisons colorées
    Prague la noire sortait d'une infinie tristesse
    Pour oublier le temps de l'ancienne détresse

    Mais Alep pleurait dans ses rues massacrées
    Lorsque le sang coulait sur les pavés dorés
    Et ses enfants fuyaient allant vaille que vaille
    Délaissant madrassa et caravansérails

    Oslo, Le Caire, Lima, vous restez dans mon cœur
    Et vous me rappelez de multiples couleurs
    Mais Alep la rebelle continue de gémir
    Son cri désespéré parle à mes souvenirs

    Alep va mourir et personne ne bouge
    Alep n'est plus bleue elle est devenue rouge


    Madeleine Covas

     

    madeleine covas, Alep, SyrieUne place d'Alep, devant la citadelle, avant et après les bombardements.

     

  • Abidjan - Poème de Claire Bethmont

    ABIDJAN,

    Capitale initiale d'un noir alphabet,
    Ville aux flamboyants de parade
    Hantés par la brousse dépeuplée,
    Te voici :
    Tu ouvres ta main sombre
    Sur ta Côte d'Ivoire,
    Et tes doigts sculptés aux ébènes profonds
    Implorent
    La flèche de marbre d'une folle cathédrale.
    Le soleil des pagnes et le feu des piments
    Éclaboussent
    Ses flancs insolents.
    Mais elle, elle boit en silence ce pluriel de lumières.
    Et à l'heure où tremble enfin la voix du balafon,
    Elle brandit l'apogée meurtrier
    De sa lance de neige
    Dans le ciel déchiré par les jets d'Occident :

    ABIDJAN !

    Claire Bethmont
    Amoin Djéa

    Abidjan, cathédrale, Claire Bethmont,
    La cathédrale Saint-Paul d'Abidjan au crépuscule