23.06.2008

PAYS DES ROSEAUX

à Léo Gantelet, cheminant mystique en son Compostelle Japonais

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Je ne vous connais pas

Fleurs du soleil levant

Mais je sais vos frimousses

De fine porcelaine

Votre zen’ attitude

Et tous vos pêchers roses

A l’éternel printemps

L’amble de vos pontons

Sur des bassins d’eau claire

En vos jardins secrets

Et je bois de vos thés

Aux cérémonies d’ambre

Quand l’ombre en éventail

Se penche

Enchante

Enrobant le mystère

Des  rites  préservés

Filles d’Ôyashima

Dans vos îles lointaines

En songe me promène.

                                             Marie JO THABUIS

 

03.03.2008

Temps d'Azyme

à Christine 
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Marcel MAILLET

20.02.2008

chatte chavire

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Juchée sur le machicoulis
Minaude, miaule un tantinet
Mate le ce minou belle chatte
qu'ondule ton pelage

En patte de velours va…
fais la chattemite
miaule une chanson
danse le tcha-tcha-tcha

Il est câlin le croc de mon malin matou
va ronronner
sous les petits coussins caressants de ses pattes
niche toi

Il te mâchonnera ton pelage ton cou

Mais ne tangue pas trop et feule doucement, Chut !

Enchevêtrés au creux de la gouttière .
prenez garde au roulis
Choisissez de chuter sur la jonchée de feuilles

C'est chouette
une nuit chaude où chouchoutent les chats

Hélène Soris

03.01.2008

Pierre...Plage... cerisier...

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La pierre était roulée
et la lumière ouvrait
sur le pays des mythes

Hors l'enclos du tombeau
l'herbe dansait le vent
et l'encensait le cheval d'ombre



Il y avait une plage immense
de basaltes et de bitume
où palpitait tout un peuple de poulpes pourpres
et de cétoines métalliques

tandis que sur la mer
brîlait un brasier de mouette coruscante
dont la flamme mangeait
la cendre bleue de tourterelle consacrées
sous le joug de leur collier d'alliance



Un arbre sur la mer
et l'écume aux lèvres de la vague

Un cerisier bleu
sur la mer nourrie de poulple pourpres
Son éciorce et rongée de démence et de sel

Un ciel fauve de crépuscule
dans la cicatrice longue d'une lame

et la nuit s'illumine à la rive
de lune
de lucanes et de galets

C'est un cerisier bleu sur la mer
C'est un arbre de sang sur la nuit


Marcel MAILLET

20.12.2007

Patissier et Poete meme combat

 

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Une marée manquée a rendu immortel

Du Roi Soleil son chef, le grand Vatel ;

Fut tout aussi célèbre le nom de Raguenau

Le rôtisseur chéri de notre Cyrano !

Quant à nous, Cercle des Poètes Retrouvés,

Levons en vers nos verres aux plaisirs éprouvés

Car Jacqueline put trouver un Maître Pâtissier

Qui sut nous enchanter des charmes d'un Fraisier

 

Georges MIQUEL

 

La Roche sur Foron 15 décembre 2007

27.11.2007

Les bateaux de pêche

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Ils sont affalés sur la plage

Sous le soleil, dorment un peu,

Et dans l’instant même il se peut

Qu’ils rêvent encore de naufrage

Ils ont tant vogué sur la mer

Tant affronté de grands périls

Qu’à leur souvenir se peut-il

Qu’ils gémissent de tous leurs fers ?

Dans un chaos d’ancres et de cordes

De casiers, de voiles roulées,

L’homme les a abandonnés.

Ils l’attendent dans ce désordre .

Ils ont perdu leurs grandes ailes,

Comme un oiseau tombé au sol.

Ils sont espérance d’envol

Le vent du large les appelle

Leur gréement chante en harmonie

Leur ventre aspire à la caresse

De la vague molle et ils dressent

Leur corps de bois vers l’infini

                                 Josette Tholomier

 

23.11.2007

Octobre éparpille ses torches

Octobre éparpille ses torches

par les halliers et les ravines

Le soir,  un cri de geai l’écorche,

à la pente  des toits s’incline

 

Le silence coule profond

J’entends battre mon cœur d’enfant,

aux poutres noires du plafond

le maïs luit très faiblement

 

La berge se coiffe de brume

  tremble un feu de pauvreté

Mélancolique un train s’enrhume

Près du dernier quai de l’été

 

Quelles treilles vont  accueillir

la vendangeuse qui revient ?

A la braise du souvenir

s’enlacent son rire et le mien

Jean Vincent Verdonnet

Où s’anime une trace 

(1951-1979) Editions Rougerie 1994

19.11.2007

Forêt d'automne

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Les ors, les roux, les ocres, trésors de la palette,

Se marient et se mêlent, en tableaux nuancés,

Aux brunes et aux blondes variantes enlacées,

Sur fond de sapins verts, irisation parfaite.

Les feuilles bousculées par des coups de soufflette

Crépitent en chutant, et se posent en douceur,

Les pas sur le feuillage font crisser la moquette,

Déjà accumulée en légère épaisseur.

J’hume l’humus humide, d’une excellente humeur,

La senteur du terreau présage l’abondance,

La fraîcheur atténue des arbres les essences,

Le crottin des chevaux n’est pas bon parfumeur.

C’est la saison des baies, fades ou bien goûteuses,

Que ramasse au hasard la main parcimonieuse;

Les champignons tout frais finissent en omelette

Craquante sous la dent, toute gratuite emplette.

Les doigts frôlent parfois quelques fines aigrettes,

Qui dispersent au vent leur fragile semence,

Ou se piquent aux épines du houx, tête distraite,

Les plantes ont aussi leurs moyens de défense.

Au moment où elle semble descendre à sa perte,

La forêt est propice à toutes découvertes,

Le voyage vaut bien croisière  de plaisance.

J’aime cette visite au jardin des cinq sens.

                                  Philippe BRAND

                                  12-19/12/2001 

 

21.10.2007

Drole de trame

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Je voudrais évider

D’échevelés fuseaux

Avant que des tissages

 N’aient ourdi trop d’étoupe

 Je voudrais délier

De la trame du jour

 Le cousu de ses fils

 Torsadés noirs ou blancs

 Et dénuée d’habit

En tissu de mensonge

 Pour filer je prendrais

La clé de tous les champs

Et leurs fleurs de coton

 

Marie Jo THABUIS

22.08.2007

La complainte du pauvre Georges

f47e740209f6f2bad4e60f9cb549fdc6.jpegOyez, oyez, bonnes gens

La folle ritournelle

Qui chante en la cervelle

 De ma vie en suspens.

J’ai des mots et des vers

Qui tournant dans ma tête

En font une girouette

 Et mes sens de travers.

Les rythmes et les rîmes

S’en donnent à cœur joie

Quand leur chanson déploie

Mes sentiments intimes.

Ce manège d’enfer

Dans un grand tourbillon

Enivre le grillon

De mon cœur tant offert.

Dans les flonflons joyeux

De la fête voisine

Le soir qui se dessine

Prépare nos adieux.

L’ombre se fait attendre,

Se meurent les lampions,

S’étranglent les violons,

Enfin vient la nuit tendre.

 

Valsez, voltez, virez,

Tourniquet des amours,

Des départs sans retours ;

Ainsi vous vieillirez !

Souvenir, souvenir,

Ecume de mes vies,

Morte eau de mes envies,

Noyant mon devenir.

La vie est en couleur

La mort en blanc et noir,

L’une pétrie d’espoir

Et l’autre de douleur.

Dans l’alcool des passions,

Enivrons nous encore,

Mâchons la Mandragore

D’ultimes illusions !

                           Georges MIQUEL 

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