15.12.2008

Seule la Beauté

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Seuls les ciels, les ciels de traîne,

Les ciels longs, jaunes, plats et pâles,

Striés d’éclairs d’ailes.

En effilochages de nuages mauves

Seuls les ciels buvant le bruit des villes malades

 

Seules les lagunes, leurs langueurs de sable,

Les lasses et molles vagues, baignées d’éclats d’écailles,

En déliquescence d’algues

Seules les lagunes, épongeant la lie des cités aigres

 

Seuls les arbres, leurs angles de fuite

Drainant l’ennui des hommes mornes

 

Seuls la Beauté,

Sa fulgurance

Et les poètes foudroyés.

 

                                                        Solange JEANBERNE

14.12.2008

AU CAFE DES ARTS...

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11.12.2008

Denise et le Chateau de Loëx

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06.12.2008

LES ANNONCES DE SYLVIE

 

Sylvie Domenjoud
 Actualités de  décembre:

"Le fantôme du père Noël"
                                 
A consulter : "C'est la grand-mère de Jacques Salomé qui l'a dit"
                          
Cliquer sur l'adresse ci-dessous


01.12.2008

Si la vie t'aimait pas

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Si la vie t’aimait pas , l’ami,

Tu s’rais pas là.

Si l’destin t’a donné une route

Ou un chemin,

C’est ‘ Carpe Diem » pour que tu goûtes

A son bon vin.

 

Sers-toi d’tes mains

T’prends pas la tête, ne pleure pas.

Les humains sont encor des bêtes,

Ca leur pas’ra ;

Y comprendront que c’est plus chouette

D’vivre en copains

Plutôt que de couper la tête

A leur voisin .

 

On est tout seul de la naissance

Jusqu’à la nuit,

Mais on peut fair’ des connaissances,

C’est beau la vie

Exister, c’et un’longue école,

On tomb’ souvent,

Et pis y a des fois on décolle

Pour l’firmament

 

Même amoureux on fait pas souvent

Tout c’qu’on veut

On devient libr’ quand on comprend

Qu’on l’est bien peu

Garde l’espoir et lève bien haut ta bannière

Défonce les murs, les miradors

Et les barrières

 

Dans l’sens du courant, l’sens du vent

Ecoute bien

Y a encor des oiseaux vivants

Des fleurs des pins

Des feux des bois des feux de joie

Des feux de rien

Chante et souris reste bien droit

Tout ira bien

 

Si l’argent faisait le bonheur

Ça se saurait

Fais ton boulot partag’ton cœur

Et tes secrets

Cherch’ pas l’Bon Dieu  ça fait longtemps

Qu’il s’est tiré

Mais lèv’les yeux ya l’Univers

Dont on est nés

 

Si je ne t’aimais pas l’ami

Je n’serais pas là

A ta causer philosophie

Au coin du bois

Mais au fond t’en as rien à fair’

De mes discours

Les vieux ça d’vrait toujours se tair’

 

Chacun son tour

 

                                              Sylvette BAYOL

 

 

 

 

18.11.2008

Terre d'ocre

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« La peinture n’est que la recherche des souvenirs de Dieu

Dans le but de voir l’univers tel qu’il le voit »

                               Orhan Pamuk

 

 

                                                                                                             

                                                                              T erres d’ocre

 

            Elles disent les maturations

                        les cycles et les heures

            Elles disent l’invisible

            L’ocre convient aux dieux

 

            Les derniers rais d’un soleil qui décline

                        attisent la braise du mélèze

            Ocres de l’automne

            Flamboiement aux frondaisons de septembre finissant

            Labours en robe de bure

                        qu’encense un vol fuliginieux de passereaux

            J’aimerais mon âme en un jardin d’automne

            Senteurs de tourbe de fougères

            Rouissent les châtaigniers

            et si le cor prolonge sa longue antienne vespérale

            que lui fassent répons le brâme profond du cerf

 

                        Ocres              Cuivres

            Cuivres de l’orient                  Désert d’orient

                        Dunes brunes                   Lèvres afghanes

            Ciels fauves         à la crinière de lion

            S’exhalent  des arômes cannelle

                                    des épices musquées

            Cuirs des harnais            Rumeurs de caravanes

 

                                   Cuivre

            couverte de cuivre sur l’émail des lacs

            cuivre sans éclat

                        quand la lune fomente la neige

            Folle chevelure de lune

                                   Névrose de la lune

            à la morte saison des bruyères gelées

            quand hurle l’hiver brûleur de loups

 

            L’ocre convient aux dieux

                                  

            Il y a toute cette chamoiserie

                                   de reflets roux à l’ados de la vague :

            ambres et feuilles mortes

                        robe de daine        corsage de bouvreuil

            fuite d’un écureuil          éclat dans l’épicéa

 

            Il y a des abeilles nimbées d’une lumière de miel

            à l’odeur brune  -  ivre un peu  - de réglisse

                                               de malt et de muscat

 

                                                           Il y a les sables

            couchés comme en lit de roses

            que le crépuscule aurait lissé

                        J’aime ces sables de Loire

                        ces javeaux passés par le tamis des soleils couchants

 

                        Méditent dans le soir des violoncelles

 

            Et puis faites lointaine souvenance

            Rappelez-vous le poitrail de l’auroch

                                   au flanc de la caverne

            avec ce            bison que le dessin enfante dans l’orbe du solstice

                                                                      Vêtu d’ours

            le chaman dansait les flammes rauques du feu

 

            De rouge et de noir

                                   d’ombre et de lumière

            l’ocre convient au dieu

 

            mais la Sybille de Cumes interroge la rose

            et septembre déjà rabote les feux du jour

            Fragiles d’incertitude

                                   les villages de la nuit campagnarde

            veilleront

 

                                   tapis dans la fourrure

            de leurs rousseurs blafardes

 

 

                                                           Marcel MAILLET

 

 

 

30.10.2008

chez Sylvie

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Sylvie Domenjoud

 Actualités du  30  octobre :
Toc,toc,toc...c'est le Docteur
                                 
A consulter: Phrases de J.Salomé illustrées par s.Domenjoud
                          Cliquer sur l'adresse ci-dessous

                   http://sylvie.domenjoud.free.fr

22.10.2008

Sylvie Domenjoud: conférence

Conférence

La santé par la créativité
    comment inventer sa vie au quotidien
                   par Sylvie Domenjoud
               Thérapeute, psychologue, écrivain
  Vendredi 24 octobre 
                              20h
                    Salle de la Sapin!ère
                        74250    Fillinges
e.mail : sylvie.domenjoud.free.fr
tel :04 50 95 66 98

Vaches maigres

Sept années vaches grasses, tous sont bourrés de thune

Sept années vaches maigres, portions insuffisantes ; 

Depuis les temps anciens oscille la fortune,

Bien-être puis misère, des courbes alternantes.

 

Les actions de la Bourse, pas plus que les grands arbres,

Ne montent jusqu’au plus haut niveau stratosphérique.

Prospérité n’est pas inscrite dans le marbre,

Ne peut proliférer sans toucher seuil critique.

 

Nos contemporains jeunes, isolat dans l’histoire,

Au moins les chanceux nés au pays de cocagne,

Ont pour seul horizon, Grande Ourse de mémoire,

Soixante ans de croissance et de France qui gagne.

 

Chaque instant, s’accumulent de nouvelles richesses,

Le superflu utile, le luxe indispensable ;

Veilleurs extralucides imaginent que cessent,

Demain ou l’an prochain, ces gains inexorables.

 

Souvent moquée, Cassandre entrevoit décadence

Retournement des courbes, le krach. Extravagant ! 

Candide, insouciant, fort de son assurance,

Un jour, va déchanter et perdre du fringant. 

 

Foin de croire au miracle ; dans l’antique sagesse

L’équilibre est inscrit : le temps de l’ex-croissance,

Devient le sort commun ; l’histoire est la maîtresse.

Tous aux kits de survie,  accrochés au bon sens ! 

 

Aveuglée dans ce bain de trop douce euphorie,

Dans ce confort ouaté, dans ce trop-plein soyeux,

Pénélope ne sait gérer la pénurie,

S’adapter au reflux ; et pleurent ses beaux yeux.

 

Les fourmis, naguère, sont devenues cigales ;

Aujourd’hui, celles-ci semblent fort dépourvues.

Retourner à l’école d’un menu plus frugal

Est chemin malaisé pour qui n’a pas prévu.

                                               16/12/2007-31/01/2008

Philippe Brand

29.09.2008

Les maman taxis de Sylvie

 

 

les mamans-taxi

Maman-taxi

Le compteur est à zéro. La nouvelle rentrée scolaire démarre, et avec elle la maman-taxi qui appuie sur le champignon de sa limousine fourres-y tout.
Point de doute ! Je fus l’une, parmi d’autres de ces mamans, qui souhaitent du bonheur et un bel avenir pour leurs enfants, ces...

 

 

 

 

 

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